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Fleuve de l'Eternité (2) - Le bateau fabuleux

( Riverworld (2) - The fabulous riverboat )
Très bien

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE SCIENCE-FICTION
Position actuelle : 92
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Nombre de votes : 446
Auteur :Philip José FARMER
Année de création : 1971
Sous-genre : Science-Fiction
Edition :
1984J'ai lu( n° 1589 )
1999Livre de poche( n° 7152 )
 
Quatrième de couverture :

Vous souvenez-vous de ce fleuve immense sillonnant une planète inconnue ? Sur ses rives se sont retrouvés des milliards d'humains ressucités. Et parmi eux, il y a des "noms" : Cyrano de Bergerac, Tom Mix, Ulysse, Hermann Goering, Mark Twain... Bref, des gens dynamiques, désireux de comprendre et d'agir.

Alors Mark Twain (qui n'a pas oublié son cher Mississippi) décide de construire un navire pour remonter aux sources du fleuve. Il serait tout à la joie de la folle entreprise si sa femme ne le chagrinait : elle s'est éprise de Cyrano ! Autre ennui : Goering, devenu un non-violent, s'oppose à l'aventure...

Mark Twain est têtu et le bateau fabuleux sera achevé. Pour voguer sur quelles eaux tumultueuses et maléfiques ?


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 3 votes )

Bien Chris  le 09/11/2014 > Toujours oui mais
A la fin du 1er livre j avais intiulé; ; ma critique "oui mais"
Et bien à la fin du deuxième tome l impression reste la même.
On reste continuellement sur sa faim, avec ce ressenti que l auteur perd beaucoup beaucoup de temps dans les méandres d un texte qui comme son fleuve s étire a perte de vue.
L histoire n avance pas , ou si peu si peu !
Je viens de commencer le 3 eme et la je dit stop, j arrête il n y aucun plaisir tellement cette histoire n avance pas page par page.
Vraiment dommage de finir sur ce ressenti, mais au bout d un moment toute bonne saga se doit d avancer un minimum et de ne pas donner l impression au lecteur qu il lit pour lire.
 
Moyen Onehmouninehl  le 19/11/2013 > Où l'on construit un bateau...
Exit Burton, bienvenu Mark Twain ! Mais il s'agit d'un Mark Twain bien moins subtil et plein d'humour que ses écrits nous ont laissé entrevoir... Ce n'est plus qu'un amoureux transi et constructeur monomaniaque...
Ah, et l'on rencontre un prince Jean à la hauteur de sa réputation (sûrement le personnage le plus intéressant de ce tome).
A part ça, après un début très accrocheur, il n'est plus question que de la construction d'un bateau...
Et c'est tout...
On ne s'approche pas beaucoup de la Tour Noire aux sources du fleuve... Espérons que la suite sera plus prenante !
 
Incontournable   le 26/08/2009 > Toujours aussi bon
Le premier volume du Fleuve de l’éternité s’était achevé alors que Richard Burton et ses compagnons se préparaient, une fois encore et après maintes péripéties, a partir en quête de la mystérieuse Tour noire, ce monument semi légendaire où vivraient les responsables de la résurrection générale de l’humanité toute entière sur le monde du fleuve, les non moins étranges Ethiques. Ainsi, après avoir suivi Burton, Alice, Frigate et les autres dans leur exploration de cette planète, ou, plus précisément, de ce long et sinueux fleuve sur les rives duquel, l’Homme commençait, au fil des années, a bâtir de nouvelles nations et, bien trop souvent, a retomber dans ses travers, je m’attendais à les retrouver dans ce deuxième tome. Ainsi, tel ne fut pas ma surprise (et je dois reconnaître que je ne m’y attendais pas le moins du monde) en constatant assez rapidement que ceux-ci seraient tout simplement absents dans ce volume, a part, pour Burton, quelques allusions lointaines. Alors certes, je savais pertinemment que de nouveaux personnages allaient faire leur grande entrée dans le récit, mais au point de bouter dehors les « héros » auxquels l’ont s’était attaché, je dois avouer que cela m’a causer un léger choc (et ce, même si je me doutais bien que ceux-ci reviendraient tôt ou tard dans le cycle). Quoi qu’il en soit, ce simple constat signifiait bel et bien deux choses : nombreux seront les protagonistes de cette œuvre et, surtout, malgré les préférences de untel sur un autre, mieux vaut se préparer a se passer de ses « poulains » pendant de longs moments, en commencent par ce tome deux du cycle, qui en est le parfait exemple.

Après ce petit préambule, rentrons donc dans le vif du sujet et intéressons nous donc à ce fameux Bateau fabuleux. Car une fois l’effet de surprise passé et après avoir compris que l’on ne verras pas une seule seconde Burton et ses compagnons tout au long du deuxième tome, l’on finit, au bout d’une période d’adaptation plus ou moins longue suivant le lecteur (le temps de se faire aux nouveaux protagonistes et a l’intrigue principale), irrémédiablement, par retrouver les grandes trames du cycle du Fleuve de l’éternité et en particulier les grandes questions que tout a chacun se posent : mais pourquoi une telle résurrection, comment et dans quel but, qui sont ces mystérieux Ethiques, comment accéder à cette mystérieuse Tour noire et, quel sera le sort de l’humanité ? Car nombreux sont ceux qui se posent ces questions et, parmi eux, un certain Sam Clemens (alias Mark Twain), un autre « contacté », comme Burton, par le mystérieux inconnu, le soit disant rebelle des Ethiques. Et alors que l’on aurait put s’attendre, comme dans le premier volume, a une succession de voyages au court du fleuve (c’était un peu ce à quoi je m’attendais), l’on se rend assez rapidement compte qu’en fait que Farmer nous entraîne tout au long du récit, dans la description de toute la mise en place nécessaire à la construction de ce fameux bateau fabuleux. Et là, tout y passe : création d’un Etat, enjeux politiques internes et relations avec les voisins, quelles soient houleuses ou amicales, trahisons et manœuvres politiques diverses, commerce, logistique, longs descriptifs de l’industrie et des moyens nécessaires à l’accomplissement du but ultime de ce deuxième tome : la construction du plus grand bateau à aubes de l’Histoire, qui permettra à Clemens et ses compagnons, de partir en quête de la Tour noire. Du coup, l’on se retrouve, tout en étant dans le même univers et que les objectifs n’ont pas changés d’un iota (oui, il s’agit bien d’une suite), avec un récit bien différent que dans le Monde du fleuve, peut être moins romanesque mais tout autant passionnant et captivant. Alors oui, l’action est moins présente (mais non absente, rassurez vous), et ce, au détriment de la psychologie des personnages, mais la force de Farmer, est de maintenir le niveau de qualité de l’œuvre et l’intérêt du lecteur pour celle-ci à un haut degré, et ce, malgré tant de changements.

L’on avait aimé la bravoure de Burton ? On se passionnera pour ce raleur de Clemens, a la personnalité bien trouble, parfois peu reluisante et jusqu’au boutiste. L’on avait aimé les voyages du premier tome ? La gérance d’un Etat et ses relations avec ses voisins nous passionnerons. L’on avait aimé la présence d’un homme de neanderthal et d’un extraterrestre dans le premier tome ? Les protagonistes de la suite seront plus conventionnels, si l’on fait abstraction du peu conventionnel « géant préhistorique », l’attachant Joe Miller, mais tout autant, voir plus charismatiques : n’est ce pas Cyrano de Bergerac, Jean sans Terre ou Eric la Hache, pour ne citer que trois exemples parmi une foule de petits nouveaux tout autant indispensables que captivants. Et, bien sur, on avait adoré tous les mystères entourant la résurrection de l’humanité, le sort à plus moins longue échéance de celle ci et les Ethiques ? Rassurez vous, ceux-ci sont toujours présents et s’en trouvent mêmes sublimés car plus l’on avance dans l’œuvre, plus de nouveaux indices nous sont donnés, plus nos certitudes et nos hypothèses volent en éclat, car, alors que les dernières pages de ce Bateau fabuleux s’achèvent, une chose est certaine, la route sera encore longue pour nos protagonistes et bien malin sera celui qui peut prétendre connaître la solution de toutes les énigmes, qui ne cessent de croîtrent…

Bref, un deuxième tome a la fois différent mais tout aussi passionnant que son prédécesseur, qui réussit à se renouveler tout en maintenant la qualité du cycle et qui donne envie de se plonger dans la suite. Malheureusement, malgré tous les louanges déjas cités, je ne peux passer sous silence quelques incohérences, dues la plupart du temps à des oublies, un peu trop nombreuse à mon goût qui ne remettent pas en cause la cohésion du récit mais qui peuvent parfois apparaître gênantes au lecteur. Enfin, malgré celles-ci, le Bateau fabuleux vient confirmer ce que son prédécesseur promettait : le Fleuve de l’éternité est un excellant cycle. Puisse la suite être du même acabit.
 




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