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Cycle d'Elric (9) - Elric à la fin des temps

( Elric at the End of Time )

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE FANTASY
Position actuelle : 52
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Nombre de votes : 353
Auteur :Michael MOORCOCK
Année de création : 1984
Sous-genre : Héroïc Fantasy
Edition :
2006Pocket( n° 5533 )
 
Quatrième de couverture :

Vous voulez suivre Elric dans sa quête éternellement recommencée à la pointe de Stormbringer, son infidèle épée ? C'est l'occasion : le voici englouti dans une fracture du continuum, affrontant les habitants de la fin des temps... ou les derniers Danseurs, qui sont assez puissants pour changer leur univers à volonté (ce qui peut devenir lassant)... ou même les Seigneurs du Chaos qui, raillant les lois de la vérité, mettent les intrus au défi de les distraire par leurs bons mots.

Car au terme du temps, au bout de l'univers, au-delà des plus lointaines limites, il y a la dérision ! Elle vous suivra jusqu'à une courte aventure que l'empereur déchu, porteur d'une épée affamée, n'aurait jamais osé illustrer : ce héros bien composite sera-t-il capable de donner le bonheur à sa dulcinée par la force de tous ses membres ? Et vous refermerez le volume, marqué à jamais par la Chose de Pierre.


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 1 vote )

Pas terrible !   le 15/11/2009 > A eviter...
Je dois reconnaître que j’étais plus que perplexe avant de me lancer dans la lecture de ce neuvième tome du Cycle d’Elric, après tout, la saga ne s’était elle pas achevée par la mort de celui-ci dans Stormbringer ? Une fin parfaite pour une œuvre inoubliable dont on pouvait douter de l’intérêt de prolonger celle-ci par un neuvième volume pas forcement indispensable et qui ressemblait plus à un fourre tout hétéroclite qu’à un véritable ouvrage. Bref, la méfiance était de rigueur de prime abord mais bon, d’un autre coté, je me disais que les nouvelles proposées dans cet Elric à la fin des temps pouvaient être de bonne facture et permettraient, à défaut d’être indispensable, au minimum de passer un agréable moment et de quitter l’univers du Prince albinos sous une bonne note. Forcement, ce fut loin d’être le cas, et, en toute objectivité, et avant de développer mes arguments, le lecteur qui se sera passionner pour la saga dans son intégralité pourra faire l’impasse sur ce dernier volume, plus que dispensable même si tout n’est pas à jeter, non plus.

Ne tournons pas autour du pot, Elric à la fin des temps est ce que l’on appelle un bon moyen pour un éditeur de se faire un peu d’argent en prolongeant de façon pas forcement utile, un cycle déjà conséquent à la base (huit volumes avant celui-ci) ; mais bon, d’un autre coté, le lecteur averti ne pourra pas crier au loup et se renseignera avant de l’acheter, après tout, je savais pertinemment où je mettais les pieds (à l’heure actuelle, avec Internet, difficile de ne pas se renseigner si on le souhaite vraiment) : deux nouvelles avec Elric, et deux autres, dont un gros pavé et un pastiche, sans lui. Voila. Mais bon, comme j’aime bien aller jusqu’aux bouts des choses et que, sans les lires, je ne pouvais juger de la valeur de ces dites nouvelles, je me lançais hier soir dans ce vrais faux dernier tome d’un cycle qui m’aura accompagner et fait rêver ses derniers mois. D’ailleurs, quelques heures auront suffit pour en venir à bout, mais pas vraiment parce que celui-ci était si passionnant que je n’ai pas put décrocher, le contraire serait plus juste et je voulais en finir vite et passer à autre chose…

Pourtant, ça commençais bien avec la première nouvelle, Elric à la fin des temps, qui donna son nom à l’ouvrage, où l’on voit le dernier descendant des Empereurs de Melniboné projeté à la fin des temps dans un univers décrit par Moorcock dans un autre de ses cycles : Les danseurs de la fin des temps, que je compte bien découvrir un jour. Le contraste entre ces fameux habitants de la fin des temps qui tels des Dieux enfantins ne pensent qu’à l’amusement et Elric, est saisissant, mais pas à l’avantage de celui-ci qui apparaît plutôt ridicule et primaire devant ceux-ci en ne pensant que par la dualité Loi/Chaos et son sérieux habituel. Une bonne nouvelle, plutôt amusante et qui mérite à elle seule l’achat de ce neuvième tome, ne serait ce que pour voir Elric passer un peu pour un imbécile.

Malheureusement la suite est d’un autre niveau, bien moins intéressant d’ailleurs. Le Dernier Enchantement, écrite au tout début du cycle pour être, à la base, la toute dernière aventure d’Elric est tout simplement l’histoire la plus mauvaise qu’il m’est été donné de lire à son sujet ; a vite oublier donc. De même, le gros pavé de l’œuvre, Sojan, est très loin d’être indispensable : ici, nul Elric, mais un mercenaire louant ses services et vivant des aventures dans un monde médiéval fantastique où l’on retrouve des éléments semi-Steampunk, mais dont le style d’écriture et de narration, plus que daté (l’une des toutes premières œuvres de Moorcock, datant de 1957/58) nuit beaucoup à l’intérêt de la chose. D’un point de vu historique, cela pourra intéresser les fanatiques de l’écrivain britannique qui voudront tout lire de lui, mais d’un point de vu littéraire, autant passer son chemin, Moorcock à fait beaucoup mieux par la suite. Mais le meilleur est peut être pour la fin finalement avec la très courte nouvelle, La Chose de pierre, où l’auteur se parodie magnifiquement lui-même et qui mérite largement le détour. D’ailleurs, sur ce point, je la connaissais pour l’avoir découvert pour la première fois dans l’un des premiers numéros de Dragon Magazine (revue depuis longtemps éteinte) et plus précisément le numéro 7, datant de septembre/octobre 1992, page 39 à 41. Ainsi, ce fut une agréable surprise de la redécouvrir quelques années plus tard, de façon inattendue…

Bref, vous l’avez compris, Elric à la fin des temps, est plus que dispensable, et le lecteur qui souhaitera s’en tenir au cycle en lui-même pourra s’arrêter à Stormbringer, véritable fin de la saga. Maintenant, ceux qui voudront aller plus loin ne perdront pas forcement leurs temps à la lecture de cet ouvrage, tout en ayant conscience que l’on est très loin, cette fois ci, de la qualité intrésèque du cycle lui-même. Le cycle d’Elric, une œuvre que j’aurais finalement lu sur le tard mais qui aura largement été à la hauteur de mes espérances, sans aucun doute. Inoubliable et grandiose, tout simplement.
 




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