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Cycle d'Elric (6) - La revanche de la Rose

( The Revenge of the Rose )

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE FANTASY
Position actuelle : 46
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Nombre de votes : 377
Auteur :Michael MOORCOCK
Année de création : 1991
Sous-genre : Héroïc Fantasy
Edition :
2006Pocket( n° 5532 )
 
Quatrième de couverture :

Souvent Elric se retire à Tanelorn en se disant que pour une fois, c'est sûr, il va enfin pouvoir prendre un peu de repos, mais ça ne dure pas : très vite, il doit repartir dans des voyages sans trêve.

Cette fois, il se dirige vers l'est à la recherche d'un globe où, semble-il, on peut voir toute la Terre future. Pourra-t-il y apprendre un peu de son propre avenir ? Ou bien sera-t-il éternellement condamné à éprouver sans cesse l'horreur de son passé ? Il faudrait qu'il retrouve l'âme de son père afin de pouvoir se détacher de son fantôme et d'échapper au malheur qui le poursuit.

Dans cette quête lancinante, qui le conduit un peu partout dans le Multivers, il n'aura qu'une alliée : la Rose, seule survivante d'un peuple disparu, et qui n'a qu'une idée – se venger.


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 1 vote )

Bien   le 28/10/2009 > Peut mieux faire...
Ne tournons pas autour du pot, cela serait perdre du temps : je dois reconnaître que ce sixième tome du cycle d’Elric est, au jour d’aujourd’hui, celui qui m’a le moins le plut, ou, du moins, celui où j’aurais eu le plus de mal à rentrer dans l’histoire. Avec une telle entrée en matière, il est évidant que le lecteur de cet article pourra éventuellement être méfiant quant au contenu ou la valeur de cette Revanche de la Rose, ce qui pourrait être compréhensible, cependant, ceci n’est après tout qu’un avis personnel et puis, ce n’est pas parce que ce volume d’Elric m’a moins enthousiasmé que les précédents qu’il n’est pas pourvu de qualités. D’ailleurs, celles-ci sont nombreuses, mais pas au point, pour moi, d’en faire un Elric inoubliable.

Écrit en 1991, la revanche de la Rose est le titre le plus tardif de la saga, et, comme pour la forteresse de la perle, les différences avec les autres volumes sont nombreuses, en commencent par le style d’écriture, bien plus étoffé et le genre : plus de nouvelles plus ou moins longues mais un véritable roman. Dans celui-ci, bien plus complexe que d’habitude donc, l’on retrouve le Prince albinos dans une aventure un peu spéciale, sans son compagnon Tristelune aux abonnés absent (officiellement séjournant à Tanelorn), errant dans divers mondes, parcourrant allégrement les plans afin de retrouver l’âme de son père, que se disputent deux seigneurs du Chaos. Les diverses pérégrinations du dernier descendant de Melniboné le feront rencontrer bon nombre de personnages à la fois pittoresques et charismatiques, en particulier un ancien serviteur de la Balance Cosmique, désormais passé sous la coupe du Chaos, Gaynor le Damné, dans le rôle du « grand méchant » et accessoirement l’une des meilleurs réussites du livre (que l’on peut retrouver dans d’autres œuvres de Moorcock comme Corum ou le pacte de Von Beck), ainsi que Wheldrake, le poète, a la fois attachant et agaçant, mais bien plus travaillé qu’une Rose ma fois bien fade et qui aurait mérité un autre traitement. Autour de ces personnages principaux s’ajoutent une foule d’autres protagonistes aussi variés qu’un crapaud amoureux, un loup-garou maudit ou la famille Phatt qui ont pour particularité de voyager entre les mondes. Bref, vous l’avez compris, la revanche de la Rose brille par son éclectisme et ce qui s’apparentait à la base à une simple chasse au trésor (dans le cas présent, l’âme de Sadric) va vite se transformer en quête initiatique, par delà les sphères, où le lecteur oscillera entre poèmes et théories sur le Multivers, au point que bien trop souvent, il en sera un peu perdu. D’ailleurs, cette complexité est, à mon avis, l’un des points faibles du récit, ou du moins, un écueil sur lequel les plus motivés viendront s’échouer, malgré toute la meilleur des bonnes volontés. Disons que le problème n’est tant soit pas que la théorie Moorckockienne sur le Multivers soit trop complexe, mais plutôt que dans ce roman, on n’y a droit au divagations des multiples protagonistes quasiment toutes les pages, au point que ça en devient vite lassant. De même, je trouve exagéré le fait que certains d’entre eux se baladent allègrement entre les plans d’existence comme d’autres prennent le train : à la rigueur, que certains êtres exceptionnels en soient capable, pourquoi pas, mais dans la revanche de la Rose, en a la désagréable impression que n’importe quel quidam en est capable, ce qui nuit un peu à la crédibilité de l’œuvre. Mais bon, passons…

Ce qui est tout de même dommage avec la revanche de la Rose, c’est que dans le fond, ce titre est très loin d’être mauvais et que, passer une première partie plutôt longuette où il ne se passe pas grand-chose, on rentre vite dans le vif du sujet et le final est assez réussi. Mais pour y parvenir, encore faut il s’accrocher, et se taper près de 150 pages pas franchement passionnantes (ou qui auraient put être écourtées) où Elric et Wheldrake se baladent, rencontrent la nation Tzigane (hein, quoi, dans le cycle d’Elric ?), bavardent pendant des heures et où l’intrigue n’avance qu’a pas d’escargot. Dommage car le pire c’est que les moments spectaculaires ne sont pas absents, en particulier la destruction de la caravane tzigane, quand à celle-ci, l’idée d’une nation de voyageurs, parcourant sans cesse la même route à travers le monde est une bonne trouvaille. Mais c’est incontestablement par la suite, lorsque Elric joint ses forces à Gaynor, naviguent sur l’inquiétante Mer Lourde, ont à faire aux Seigneurs du Chaos puis, ensuite, lorsque survint l’affrontement final entre Elric et ses alliés contre les forces tout droit sorties d’un tableau de Bruegel et que le minitueux plan de la Rose est révélé que l’on atteint des sommets et que l’on se dit que, finalement, le jeu en valait incontestablement la chandelle. Mais bon, le manque de rythme évidant de la moitié de l’œuvre et un nombre parfois trop important de bavardages pas toujours utiles font que la revanche de la Rose, qui avait tout pour être excellant, ne pourra être considéré que comme une œuvre moyenne du cycle. Dommage car le titre méritait bien mieux.
 




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