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Cycle d'Elric (2) - La forteresse de la perle

( The Fortress of the Pearl )
Très bien

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE FANTASY
Position actuelle : 21
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Nombre de votes : 563
Auteur :Michael MOORCOCK
Année de création : 1989
Sous-genre : Héroïc Fantasy
Edition :
2005Pocket( n° 5410 )
 
Quatrième de couverture :

Elric s'est egaré dans le Désert des Soupirs; il a franchi les sables où s'abîment les voyageurs; le voici à Quarzhasaat, la ville engloutie par la marée des dunes, où nulle caravane n'a jamais abouti. Trop tard peut-être : Elric délire, Elric agonise. Où est l'élixir qui lui rendra ses forces ? Et s'il boit l'élixir, où trouver l'antidote ?

Finalement il accepte un pacte : en trois semaines, il va quérir la Perle au Coeur du Monde. Et le voilà parti pour l'Oasis Fleur d'Argent C'est là que Varadia, la Sainte Fille des nomades bauradim, dort d'un sommeil surnaturel. C'est là qu'on peut se frayer un chemin vers les Royaumes du Rêve, où se dresse, dit-on, la Forteresse de la Perle. Mais comment s'orienter, sans les Voleurs de Songes, dans ces terres fictives ? Et comment affronter les Aventuriers Magiciens, sachant que Stormbringer, la Buveuse d'Ames, ne pourra rien contre ces chimères issues de l'imagination ?

Un voyage inouï attend le prince albinos : nouveau Christophe Colomb, il explore les domaines de la «fantasy», où nul être de chair ne s'était risqué avant lui. Quelle Amérique l'attend au bout de l'aventure ?


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 2 votes )

Incontournable dakeyras  le 30/10/2009 > toujours aussi bien
Après avoir été surpris par le début, j'ai vite pris le fil du livre, pour finir par être complétement absorbé par ma lecture. J'ai hâte de lire la suite!
 
Très bien   le 02/10/2009 > Elric au pays des merveilles
Il n’est pas évidant de se plonger dans un cycle comme celui d’Elric, dont l’auteur, depuis des décennies, s’évertue à lui donner diverses suites, préquelles et autres nouvelles au point que, fort de neuf volumes officiels au jour d’aujourd’hui (éditions Pocket), l’on se retrouve à passer d’écrits datant des années 60 à d’autres plus récents, comme ce deuxième tome, la forteresse de la perle, qui, chronologiquement parlant, est en fait le dernier (1989). D’ailleurs, cela se voit, ne serais ce que part le style d’écriture et la longueur de celui-ci : désormais, plus de nouvelles mais un véritable roman, bien plus d’ailleurs que pour Elric des Dragons. Cependant, la question qui nous taraude est la suivante : Michael Moorcock à t’il eut raison de nous proposer une énième aventure de son héros le plus célèbre, Elric, le souverain albinos de Melniboné, ou bien, comme le prétendent certains, aurait il mieux fait de s’en abstenir ? Franchement, la forteresse de la perle, près de vingt ans après sa parution provoque encore maints débats contradictoires et nombreux sont ceux qui ne la portent pas dans leurs cœurs. Or, il se pourrait que le lecteur tienne là, un véritable petit bijou qu’il n’est pas prêt d’oublier de si tôt.

Pour être tout à fait franc, les premières pages de la forteresse de la perle m’avaient laisser légèrement perplexe quant à la qualité de l’œuvre : si l’idée de retrouver Elric, à l’époque où il parcourait les jeunes royaumes avant son retour funeste dans sa patrie (véritable commencement du cycle par ailleurs) pouvait paraître bonne, encore fallait il que cela vaille le coup et bon, comment dire, j’étais loin d’en être persuader au départ. Une aventure d’Elric en plein désert, dans un royaume fort semblable a notre Arabie moyenâgeuse, en quête d’un quelconque trésor ; franchement, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat même si la lecture n’en restait pas moins intéressante, sans être transcendante. Bref, tout ceci pouvait parfaitement paraître plus que dispensable et, alors que j’avançais petit à petit dans le récit, je commençais à être convaincu que certains avaient raison a plus d’un titre que l’on avait là le tome le plus faible de la saga.

Et puis, subitement, alors que l’ennuie commençait à poindre le bout de son nez, voila que, ce qui apparaissait au départ comme étant une simple chasse au trésor sa métamorphosa en un sublime récit rempli d’onirisme, totalement imprévus et qui nous entraîna très loin, dans le magnifique et non moins inquiétant monde des rêves. Accompagnée d’une belle et mystérieuse voleuse de songes, notre albinos favori, toujours aussi tourmenté et indécis, s’aventure donc dans un monde digne de celui d’Alice au pays des merveilles, avec des soupçons de l’Enfer de la Divine Comédie, un monde captivant, dangereux, où l’on retrouve toutes les craintes mais aussi les espoirs des humains, qui bien souvent s’y perdent. Un monde pessimiste où les dangers, oniriques n’en sont pas moins réels, peut être même plus que dans la réalité et où Elric et sa compagne connaitront bien des dangers, a la fois physiques que mentales car, au royaume des songes, les tentations sont nombreuses et bien souvent imprévisibles et surprenantes. Et justement, c’est là la grande force de ce récit qui, s’il se lit comme un excellant roman d’aventure, nous entraîne dans un univers peu commun, qui nous amène à nous poser à la fois des questions sur les aspirations et les craintes de tout à chacun, mais aussi qui nous en apprend plus sur le fameux multivers cher à l’auteur. Et alors, ce récit, qui aurait put être tout simplement banal, s’en trouve sublimer et plaira à tous ceux qui aiment voyager, qui aiment les grands sentiments et les romans d'aventures intelligents car sans être le chef-d'oeuvre de Moorcock, vous rencontrerez ici des personnages tout simplement fascinants et un souffle épique rarement atteint encore aujourd'hui.

Au final, la forteresse de la perle mérite amplement le détour et, forcement, pour répondre à une question primordiale posée plus haut, oui, sa place dans le cycle n’est pas usurpée. Et, pour enfoncer le clou, lorsque, vers la fin de l’ouvrage, Elric, de retour dans le monde réel, réglera ses comptes dans un déchaînement de violence inouïe, le lecteur, qui pourrait être blasé, n’en restera pas moins stupéfait par les actes d’un personnage à la fois calme et réfléchit, mais capable des pires actes de barbarie qui à fait, depuis le début des années 60, sa légende. Alors oui, la forteresse de la perle n’est pas le meilleur volume du cycle, mais il n’en est pas moins indispensable et inoubliable et s’avère, au final, comme étant un véritable régal.
 




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