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Les livres de Corum (3) - Le Roi des épées

( Corum (3) - The King of the swords )

couverture
Illustration : illustrateur


MEILLEUR LIVRE DE FANTASY
Position actuelle : 78
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Nombre de votes : 267
Auteur :Michael MOORCOCK
Année de création : 1972
Sous-genre : Fantasy
Edition :
2004Pocket( n° 5463 )
1973
 
Quatrième de couverture :

Mabelode est peut-être le plus puissant des Maîtres de l’épée. Sa longue robe laisse apparaître une peau blanche et lisse, un corps parfait. Mais ses longs cheveux blonds encadrent une tête sans visage. Il émane de lui une puissance terrifiante et mauvaise.

Entouré de ses Ducs d’Enfer au rire bestial, il a décidé de venger la mort d’Arioch et de Xiombarg. C’est ce dieu que Corum va devoir combattre et terrasser. L’Éternel Champion ne connaîtra nulle sérénité. Mais l’espoir se trouve peut-être sur un autre plan, dans la cité bleue, Tanelorn.

Corum est une figure du champion éternel, comme Elric, Hawkmoon et Erekosë. Sur le plan où il se situe, l'homme vient d'apparaître et les Grands Dieux d'Antan commencent à trembler de peur. Les anciennes races retournent à l'état bestial. C'est parmi elles cependant que se lève le héros décidé à lutter contre le chaos naissant.


 

Note moyenne donnée par les internautes :  ( 1 vote )

Très bien   le 06/02/2010 > Excellant comme toujours
Les livres de Corum sont en fait composés de deux cycles distinct, composés chacun de trois volumes, le premier qui s’achève donc avec Le Roi des épées qui nous intéresse maintenant, est intitulé La trilogie des épées (oui, je sais, ce n’est pas très original), le second, dont je vous parlerais par la suite, Les chroniques de Corum. Il existe une différence notable entre les deux, ne serais ce que par l’ambiance, mais il sera temps par la suite d’y revenir. Pour le moment, nous nous trouvons donc devant le dernier volume nous narrant les aventures du dernier des Vadhagh, le Prince Corum Jhaelen Irsei contre les seigneurs du Chaos et, autant mettre les choses au point d’entré de jeu, la qualité, déjà présente dans les deux premiers volumes est toujours au rendez vous pour le plus grand plaisir du lecteur.

Cependant, avant d’aller plus loin, je tenais à revenir sur un point précis qui englobe plus l’œuvre de Moorcock dans son intégralité et qui ne se limite pas uniquement à Corum. Un point qui a ses détracteurs et dont je vous ais déjà parler ultérieurement mais qui me semble assez important pour y revenir : bon nombre des détracteurs de l’écrivain britannique mettent en avant le style parfois limite d’écriture des œuvres de celui-ci, et ils n’ont pas forcement tord. Effectivement, a de multiples occasions, et quelque soit l’œuvre (Elric, Corum, Hawkmoon etc.), l’on sent bien que certains textes sont écrits à la va-vite, sans relecture, directement de la machine à écrire a l’éditeur. D’ailleurs, Moorcock ne s’en est jamais caché, reconnaissant que bon nombre de ses romans étaient surtout destinés à un but alimentaire. Cependant, même si l’on peut regretter parfois, que du coup subsistent quelques incohérences ou que tel détail ne soit pas forcement développé davantage, voir, également, que bien souvent, l’auteur use et abuse de situations dangereuses récurrentes et d’interventions providentielles par des sortes de Deux ex machina, l’on ne peut pas mettre de coté que la qualité intresèque des œuvres en elles mêmes ne peuvent être mises en causes, car, incontestablement, les divers cycles du Champion Eternel figurent parmi les plus grands classiques de la Fantasy, et leurs personnages, charismatiques pour la plupart, sont de parfaites réussites inoubliables. De plus, prenez par exemple un roman comme ce Roi des épées au contenu si riche et au multiples rebondissements incessants et imaginez qu’il ait été écrit par un auteur dit « plus moderne » (du style Robert Jordan, pour ne citer qu’un exemple, je n’ai rien de personnel contre lui) et l’on aurait eu, a la place d’un volume de 180 pages environ, trois tomes de 1500 pages où les descriptions et les bavardages incessants auraient noyer le nœud de l’intrigue. Avec Moorcock, on va droit au but et l’on ne s’attarde pas sur les détails : c’est l’aventure qui prime avant tout, dans la lignée d’un auteur comme Howard ; peut être même un peu trop, je le reconnais, mais au moins, on n’a pas l’impression de perde son temps devant des pavés tout simplement inutiles pour l’intrigue en elle-même. Bien entendu, comme l’on dit, chacun ses goûts et ses préférences, mais il me semblait important de revenir sur ce « détail » primordial. Car oui, bien souvent, il se passe beaucoup plus de choses en moins de deux cent pages qu’en huit cent et des poussières…

Et des événements, il y en a des tonnes dans ce Roi des épées, car cette fois ci, le Chaos, sous les ordres de son plus puissant représentant, le terrifiant Mabelode, jette toutes ses forces contre le monde de Corum. Et une fois de plus, le Prince à la robe écarlate, accompagné de Rhalina et du fantasque Jhary-a-Conel, se voit partir dans une quête insensée pour essayer de contrer les seigneurs du Chaos, retrouver la cité mythique (mais non moins réelle) Tanelorn. Le monde devenu fou, humains et Vadhaghs s’entretuant par le biais d’un sortilège des seigneurs de l’entropie, les trois amis vont parcourir les plans, arriver sur une planète qui pourrait fort bien être la notre, au temps de l’inquisition religieuse (et où l’on reparle du lien entre Vadhaghs et Elfes, dans un passage assez émouvant) puis, rencontrer deux autres avatars du Champion Eternel, Elric et Erekosë, dans une réminiscence d’une aventure déjà connue et datant de La sorcière dormante du Cycle d’Elric, avant de, une fois parvenu à Tanelorn, demander l’aide d’anciens Dieux, encore plus puissants que les seigneurs de la Loi et du Chaos, pour un final, alors que la conjonction du milliers de sphères débute, tout bonnement apocalyptique. Et le tout, toujours aussi passionnant, se lisant d’une traite en moins de 200 pages comme je vous l’avais dit en préambule de cet article et qui fait que l’on se retrouve avec un excellent final qui clôt magistralement le premier cycle des Livres de Corum. Une réussite, indéniablement.
 




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